Chemini

Reeh

Une goutte de Torah – Année 14 – n° 705 – Chemini

24 Nissan 5786 – 11 avril 2026

Cette goutte de Torah est dédiée à la guérison complète de notre relectrice, Tania bat ‘Haya Clara

Mangez du poisson

 (11:9) : “Voici ce que vous pouvez manger des divers animaux aquatiques: tout ce qui, dans les eaux, mers ou rivières, est pourvu de nageoires et d’écailles, vous pouvez en manger.”

Pour qu’un poisson soit kacher, il doit posséder des nageoires et des écailles. Cette exigence, très simple comparée aux lois complexes concernant la consommation des animaux terrestres et des oiseaux, reflète la pureté innée du poisson. Contrairement aux animaux qui nécessitent égorgement, vérification des organes, enlèvement des graisses interdites et salage pour retirer le sang, le poisson est prêt à être consommé dès qu’il sort de l’eau. Il semble ainsi incarner une forme de pureté originelle.

C’est dans cet esprit que Jacob bénit Ephraïm et Menaché : (Genèse 48:16) : “… et qu’ils se multiplient abondamment comme des poissons dans le pays.” Comme le poisson, qui naît déjà kacher et vit dissimulé sous les eaux, l’homme doit aspirer à préserver sa sainteté spirituelle, à rester pur et à se protéger des influences néfastes. Selon le Talmud (Bera’hot 20a), les poissons, vivant sous l’eau et invisibles aux regards, échappent au mauvais œil, et symbolisent ainsi la protection divine qui veille sur celui qui respecte la Torah.

Le Talmud (Bera’hot 56b) ajoute que voir un poisson en rêve est un bon présage, signe de chance et de bénédictions

Manger du poisson (en particulier le Chabbat où c’est particulièrement recommandé) rappelle cette vigilance constante : tout comme le poisson garde ses yeux ouverts en permanence, D.ieu veille constamment sur ceux qui Le craignent. Le poisson évoque aussi la fécondité et la bénédiction, qualités spirituelles que nous demandons pour nos familles et nos descendants.

Ainsi, consommer du poisson n’est pas un simple acte alimentaire : c’est un rappel de pureté, de bénédiction et de protection divine

Une histoire

David rentre chez lui après une partie de pêche. Sur l’autoroute, il roule bien au-delà de la vitesse autorisée, rassuré par le flot de voitures qui filent toutes à la même allure.

Soudain, gyrophares dans le rétroviseur : la police lui fait signe de s’arrêter.

L’agent contrôle ses papiers, puis lui tend une contravention salée.

David proteste : “D’accord, je roulais trop vite… mais il y avait plein d’autres voitures autour de moi qui allaient aussi vite. Pourquoi suis-je le seul à avoir été verbalisé ? ”

L’agent jette un coup d’œil au matériel de pêche posé sur le siège passager : “Je vois que vous aimez la pêche…”

“Euh… oui… et alors ?” répond David, intrigué.

L’agent esquisse un sourire : “Et vous avez déjà attrapé tous les poissons du lac ?”

“Euh… non… pourquoi ?”

“Eh bien, moi non plus !” rétorque le policier

Chabbat Chalom

Jean Guetta

Relu et mis en page par Tania Guetta