Une goutte de Torah – Année 13 – n° 671 – Ekev
22 Av 5785 – 16 août 2025
Cette goutte de Torah est dédiée au succès de nos vaillants soldats dans leur lutte pour l’annihilation de nos ennemis et le retour de nos otages sains et saufs B’H’, ainsi qu’à la guérison complète de notre relectrice, Tania bat ‘Haya Clara.
L’éducation par l’exemple
Cette Paracha contient le deuxième paragraphe du Chema, qui nous enjoint notamment d’éduquer nos enfants (11:19) : “Vous les enseignerez (ces paroles de Torah) à vos enfants …, quand tu seras à la maison, en voyage, à ton coucher et à ton lever”
Le Ktav Sofer s’étonne d’une anomalie grammaticale : le verset commence au pluriel (VOUS les enseignerez) et finit au singulier (quand TU seras à la maison, TON coucher, etc.).
Il explique que ce subtil changement de forme est une allusion à l’exemple parental. On peut lire le verset comme suit : “Vous (les parents) les enseignerez à vos enfants…, (Comment ? En montrant l’exemple) quand tu es à la maison, en voyage, à ton coucher et à ton lever”. C’est-à-dire que dans toutes les situations de la vie, le comportement des parents sera le principal enseignement pour l’enfant.
Peu de parents pourront nier que lorsque leur comportement est contraire à leur discours, l’enfant ne retient que le comportement. Un père qui demande à son fils d’étudier la Torah alors qu’il passe ses soirées devant la télévision aura peu de chance d’être obéi.
On raconte que quelqu’un alla demander au Rabbi de Kotsk une bénédiction pour que ses enfants étudient la Torah. Le Rabbi lui répondit : Pour cela, vous devez vous-même étudier. Si vous vous contentez de leur demander d’étudier sans montrer l’exemple, ils agiront pareillement : ils encourageront leurs propres enfants à étudier, sans s’y adonner eux-mêmes, et ainsi de suite pour toutes les générations futures.
Une histoire
Un père aime tellement son fils qu’il lui donne toute sa fortune. Mal lui en prit car après en avoir dilapidé une grande partie, son fils le chasse de sa propre maison, et il se voit contraint d’habiter sous les ponts avec les sans-abris.
Le fils se marie et a lui-même un fils. Quelques années plus tard, lors d’un hiver rigoureux, le jeune garçon rencontre son grand-père qui le supplie de lui apporter une couverture chaude car il a du mal à supporter le froid glacial.
De retour à la maison, il transmet cette demande à son père qui, de mauvaise grâce, lui donne une vieille couverture élimée qui traînait au grenier. Le jeune garçon prend une paire de ciseaux, coupe la couverture en deux, range soigneusement une des moitiés, et se prépare à amener l’autre moitié à son grand-père. Son père s’étonne :
– “Pourquoi as-tu coupé la couverture en deux ?”
– “Cette moitié, que je viens de ranger, je la garde pour toi quand tu seras vieux…”
Chabbat Chalom
Jean Guetta
Relu et mis en page par Tania Guetta
