Be’houkotaï

Une goutte de Torah – Année 12 – n° 608 – Be’houkotaï

24 Iyar 5784 – 1er juin 2024

Cette goutte de Torah est dédiée au succès de nos vaillants soldats dans leur lutte pour l’annihilation de nos ennemis et le retour de nos otages sains et saufs B’H’.

Choisir ses commandements ?

Après avoir énuméré les merveilleuses bénédictions dont jouira le peuple juif en adhérant aux lois de la Torah, la Paracha passe aux malédictions qui s’y abattront s’il ne les respecte pas : (26:14) : “Mais si vous ne M’écoutez pas et que vous n’exécutez pas tous ces commandements” La formulation du verset pourrait laisser croire que les malédictions surviendront si le peuple rejette l’ensemble des commandements de la Torah. En fait, selon le Sforno, ramené par Rav Yehonathan Gefen, la Torah ne fait pas ici référence à un rejet total des commandements, mais à une situation où l’on a fait un choix des commandements à respecter et ceux à ignorer.

En effet, certaines personnes ne rejettent pas la religion en bloc, mais estiment qu’à notre époque, on doit comprendre la raison pour laquelle la Torah a édicté tel ou tel commandement et, si cette raison ne s’applique plus de nos jours, on peut s’en dispenser. Le cas le plus emblématique est l’interdiction de consommer du porc qui aurait été instaurée pour des raisons hygiéniques qui n’existent plus aujourd’hui. Ce courant de pensée néglige un principe fondamental de la Torah : les commandements sont des édits divins que nous devons respecter qu’on en comprenne les raisons ou pas. En fait, les vraies raisons sont totalement hors de portée de l’être humain, même si on trouve souvent un “Taam Mitsva” (littéralement un goût de la Mitsva) qui rendra son accomplissement plus facile.

Par ailleurs, d’autres rejettent certains commandements, non pas qu’ils en contestent le caractère divin, mais parce qu’ils les trouvent trop difficiles à appliquer par force de l’habitude, par pression de l’entourage, par paresse ou par pulsion “incontrôlable” : manger strictement casher, respecter les lois de séparation hommes-femmes, préserver son regard d’images ou de spectacles non appropriés, rester honnête en affaires, etc.

Comme la Torah nous le demande, nous devons reconnaître le caractère divin des commandements et, chacun à son niveau, chercher à s’améliorer dans leurs accomplissements.

Une histoire

Les parents du petit David le déposent chez le dentiste qui doit lui soigner une grosse carie.

Le dentiste l’installe sur le fauteuil, procède à une anesthésie locale, puis sort de la pièce, annonçant à David qu’il reviendra dans une dizaine de minutes commencer son traitement, quand l’anesthésie aura prise.

Quand il revient, il voit David affairé devant le plateau sur lequel sont disposés tous ses instruments.

“Mais que fais-tu avec mes instruments, David ?” s’étonne le dentiste.

Toujours concentré, David répond sans lever les yeux : “J’enlève ceux que je n’aime pas.”

Chabbat Chalom

Jean Guetta

Relu et mis en page par Tania Guetta